Le peuple s'oppose au train(train) de la relance
Ce lundi 2 février Fillon et tous ses ministres se sont rendus à la préfecture de Lyon (en TGV baptisé pour l'occasion "train de la relance") pour nous présenter leurs 1000 projets pour sortir le
France de la crise (et "décentraliser" le pouvoir par la même occasion).
Bien entendu toutes les rues étaient bloquées, piéton-ne-s et voitures devaient être munis d'un laissé-passer délivré par la préfecture. Le tramway et les bus ne desservaient plus les arrêts à
proximité de la pref', même ceux en dehors du périmètre de sécurité. [ On ne peut s'empêcher de penser que si notre Roy était bon tant de précautions ne seraient pas utiles ]
500 manifestant-e-s étaient présent-e-s, on a pu noter la présence de la CGT (qui a bien vite rangé ses drapeaux quand ça a commencé à chauffer), Sud, la CGA, des maître-sse-s d'école, des
acteurs sociaux, des travailleu-se-rs, des lycéen-ne-s, des étudiant-e-s...des chien-ne-s et des élu-e-s communistes.
Les tomates qui avaient été apportées ont été vite confisquées par les flics, une fausse manif de droite arrive scandant "les gauchos à Guantanamo", chaque ministre ( sarko aussi ) a vu sa photo,
marquée d'une cible sur le coeur ou la tête, partir en feu. Les slogans se sont radicalisés, les gens ont commencé à se chauffer, un sentiment collectif est né : ne pas s'être réuni pour rien,
forcer, faire quelque chose, arrêter les belles paroles et montrer notre désaccord physiquement.
Des 3 rangées de barrières la première saute et est transformée en abris pour les journaleux. Des boules de noël et des pierres sont lancées. L'air de la révolte souffle. La CGT envoie quelques
missionnaires pour nous calmer, ils sont acceuillis aux cris de "collabos". Les profectiles continuent d'être lancés, une écharpe tricolore est enflammée.
Puis les gens sont partis petit à petit, retournés à leur train-train quotidien...jusqu'à la prochaine révolte.
Par CoordLyon - Coordination Lycéenne Lyonnaise
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Publié dans : Compte rendu des actions
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