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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 13:08
Chers compatriotes,

 C'est un appel de soutien que je lance depuis la Guadeloupe.

 Un collectif de 52 organisations {comprenant tous les syndicats, des
groupements de mutuelle, des fédérations d'associations, les plus grosses
associations de la Guadeloupe, le syndicat des transporteurs, les syndicats
des stations de service, syndicat de pêcheurs, etc} a lancé un mouvement de
grève depuis le 20 janvier 2009.

 Des négociations on été engagées au World Trade Center, avec autour de
la table de négociation, une représentation de l'ensemble des décideurs de
la Guadeloupe :
 - Le collectif : *Lyanag kont profitasyon*  - Rassemblement contre les
profiteurs
 - Les élus : Conseil Régional - Conseil Général - Les maires - les
Députés - Les Sénateurs
 - Les socio professionnels : MEDEF - CGPME - CTPME - CCI - CES - etc
 - L'Etat : Préfet de Région - Les Directeurs d'administration centrale

 Suite à la lecture d'une note émise par le Secrétaire d'Etat à
l'Outre-Mer, Yves JEGO, le Préfet de Région a décidé d'abandonner la table
de négociations pour soi-disant se mettre à travailler.

 Aujourd'hui, vendredi 30 janvier 2009, près de 60.000 personnes ont
défilé dans les rues de Pointe à Pitre, afin de démontrer leur soutien au
"kolectif", or les médias métropolitains, confisqués par SARKOZY, ne font
guère écho de ce mouvement dont la substance est unique dans l'histoire de
France; car, c'est la première fois qu'un telle manifestation arrive a créer
un consensus de toutes les forces vives d'une Région et sans exclusive.

 La Guadeloupe réclame la venue du Premier Ministre pour gérer une fin de
cette crise. Or, le ministre de tutelle, en l'occurrence Monsieur JEGO,
refusant de jouer son rôle légal, refuse de se rendre en Guadeloupe par peur
de...

 L'Etat Français s'est défaussé devant le peuple guadeloupéen qui a
assisté en direct à la démission du gouvernement.

 Les négociations étaient retransmises par 3 chaines de télévision
locale, les téléspectateurs ont assisté au départ du Préfet qui a refusé de
continuer les négociations, promettant de sévir en cas de dérapage.

 17 Airbus ont débarqué depuis début janvier,  avec près de 4000
militaires/gendarmes/CRS, armés jusqu'aux dents. Des chars d'assauts, des
minutions, des cercueils en plastique, des vivres ont également été
acheminés en même temps que ces forces de répression. Ce tel dispositif de
guerre coûte 3 millions d'euros par jour au contribuable français. Les
guadeloupéens auraient préféré que cet argent serve à résoudre quelques uns
des 146 points de la plateforme de revendications.

 L'Etat français a tiré sur la foule à plusieurs reprises en Guadeloupe :
1910 - 1925 - 1952 - 1967

 En 1967, suite à un fort mouvement de grève, messieurs MESSMER, MARCELIN
et DE GAULLE ont fait tirer sur la foule et tuer plus de 170 personnes -
officiellement seuls 31 morts ont été déclarés par l'Etat.

 Pendant que je rédige ce document, le gouvernement vient de décider de
transférer les rédactions de RFO à Paris, les émissions locales ne seront
plus produites localement.

 Sarkozy se fabrique sa dictature par ses exactions, voilà que
l'Outre-Mer revient 30 ans en arrière avec les pratiques coloniales.

 Chers compatriotes, je vous demande de diffuser ce document par vos
relais, il faut que toute la France sache que l'on se bat pour l'ordre juste
et contre les profiteurs de toute nature.
 
*"La gwadloup cé tan nou    -    la gwadloup  cé pa ta yo    -    yo
bisyon  fé sa yo vlé    -    a dan péyi en nou"

 * /*"La Guadeloupe est à nous - la Guadeloupe n'est pas à eux - ils
veulent faire ce qu'ils veulent - dans notre pays"*




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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 12:22

Un événement sous-médiatisé

 

 

 

La Guadeloupe est actuellement en état de « blocage », et ce depuis 10 jours (début de la grève générale le mardi 20 janvier). Cet appel à la grève générale a été lancé par le collectif : "Liyannaj Kont pwofitasyon" (« LKP », "collectif contre l'exploitation outrancière"), constitué d’une cinquantaine de syndicats, partis politiques et autres associations identitaires. Le mot d’ordre est la baisse immédiate des prix des produits de première nécessité, des carburants, des impôts et taxes et une augmentation des salaires (il y a 146 revendications).

Les 3 premiers jours, des entreprises et des écoles, ont été fermées. Il n’y avait plus d’électricité, plus d’eau et des routes ont été bloquées. Des hôpitaux ont également été bloqués (ne laissant rentrer aucun administratif). Au quatrième jour de grève, le mouvement s’est durcit et a paralysé l'ensemble des activités économiques du département . Rien que la première semaine aurait coûtée 130 millions d’Euros.

 Parallèlement, les gérants des stations services ont fermé 115 stations pour exiger l’interdiction de toute nouvelle implantation de compagnies de distribution de carburant et la limitation du nombre de stations ; ce qui entraîne une pénurie de carburant. Des barricades de gravats, détritus, pneus ont été érigées.

Toutes les propositions de négociation locales ont été rejetées par le collectif à l’origine de la grève, qui accuse les services publics de jouer le « pourrissement ». Quelques jours après le début du mouvement, des négociations radiotélévisées s'étaient ouvertes entre le LKP, le patronat, l'Etat et les élus. Les négociations difficiles entre le préfet et le secrétaire chargé à l’Outre-mer a contribué à renforcer le mouvement de grève générale.

Le 30 Janvier, 18 000 personnes ont manifesté, la ville n'avait jamais connu de défilé d'une telle ampleur !

Le préfet réclame maintenant que les stations-services rouvrent, le lundi 2 Février. Alors qu’aucune proposition concrète n’a débouché sur un accord…

Pourquoi ce mouvement n’est pas médiatisé (rappelons que la Guadeloupe fait partie de la France) ?

 Quand allons nous suivre ce mouvement ??

TOUS les médiats seraient-ils bâillonnés ?

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 23:40



Depuis quelques mois, nous, lycéen-ne-s sommes rentré-e-s en révolte et agissons. Les raisons ? Elles sont évidentes :


De l’ouverture des filières technologiques aux entreprises à la privatisation des facs, des suppressions de postes aux réformes Darcos, de l’augmentation du temps de travail à l’appauvrissement de la population, du service minimum à la criminalisation des luttes par la “justice” et les médias, de l’antiterrorisme à l’emprisonnement de tous-tes dissident-e-s, du contrôle des médias par les pouvoirs économique et politique aux tentatives de récupération de la révolte par les syndicats (prétendus représentatifs), de l’existence d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale à l’enfermement des sans-papiers dans les centres de rétentions, de la biométrie au fichage par notre ADN, du STIC à EDVIGE, des BACeux à la DCRI (Direction Centrale Renseignement Intérieur), de l’arrivée des puces RFID au contrôle d’internet (veille de l’opinion, loi sur la rétention de données), de l’omniprésence policière à la vidéo surveillance, de la majorité pénale à 12 ans aux prisons pour mineurs …

Chaque jour le système gagne du terrain sur nos vies. Face à cela s’indigner est inutile. Voilà pourquoi nous passons à l’action.
 

L’État utilise différents moyens de répression afin de limiter le développement de notre mouvement. Le plus visible est celui de la police : - Charge, gaz, matraque, flashball, taser,
- Arrestations au hasard pour effrayer les manifestant-e-s,
- Arrestations ciblées pour calmer les plus engagés,
- Policiers en civil cherchant à manipuler le cortège afin de légitimer l’intervention policière.

Les administrations de nos lycées suivent les consignes des rectorats et participent activement à la répression en essayant de dissuader les élèves de participer aux manifs et aux blocus (lettres aux parents, exclusions, heures de colles, persécution sur les absences …)

Les médias déforment la réalité et discréditent les manifestant-e-s en les faisant passer pour des débiles incapables de comprendre quoi que ce soit. Ils ont tendance à minimiser l’ampleur de la mobilisation et ont pour habitude de relayer la parole des flics en distinguant les gentils manifestant-e-s des méchants casseurs pour nous diviser.

Ainsi, nous appelons à la solidarité entre tous et toutes malgré les différences de nos modes d’actions. Et ce, par un soutien aux inculpés et une entraide des manifestant-e-s pour éviter voir empêcher les arrestations.


Toutes nos luttes ne sont pas isolées mais bel et bien issues d’un malaise général. Face à l’oppression quotidienne du système, nous nous organisons indépendamment des syndicats. Des coordinations lycéennes locales fleurissent. Pour se rencontrer, partager nos expériences de lutte, s’organiser et se coordonner nous nous réunissons dans la Coordination lycéenne d’ici et d’ailleurs. Nous n’avons pas envie de devenir une instance décisionnelle du mouvement, nous sommes juste un outil de coordination.


Des manifestations ont lieu dans toutes les villes, mais celles-ci, si déclarées, ont un impact très faible. Ne nous arrêtons pas à battre le pavé, trouvons d’autres modes d’actions : Comme à Amiens n’hésitons pas à nous confronter à la police, comme à Lyon ou Dijon bloquons les gares, comme à Grenoble occupons les administrations et comme partout : Bloquons, occupons les lycées, organisons nous en AG et forums.


La prochaine réunion aura lieu à Grenoble le week-end du 7-8 février.
(rendez-vous à 13h45 à la sculpture devant la gare).

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 00:51

Alors que s’est-il passé à Rodez ?

Un beau pied de nez à la répression et à
Monoprix qui pensait en avoir fini avec les autoréductions en portant plainte contre les précaires, à qui la direction des magasins a lâché des caddies pleins, volontairement et dans une démarche, somme toute très commerciale : en effet une manifestation un jour de veille de réveillon, en termes de chiffre d’affaires fait perdre bien plus de fric, qu’«offrir» un réveillon même pour cent personnes !

Monoprix a voulu montrer sa fermeté, les précaires montrent leur solidarité et leur inventivité !

En effet c’est sur FaceBook, ce haut lieu de la sociabilité capitaliste, donc très peu surveillé que le rendez vous a été lancé.

150 personnes sont venues : et après une déclaration contre la réforme du lycée, les lycéens et leurs compagnons ont emporté de la victuaille en pagaille.

Oh mais quel rapport avec la réforme des lycées, s’indignent les journalistes ?

Des lycéens pauvres, où ça ?

Aujourd’hui au moins vingt pour cent des lycéens sont obligés d’occuper un emploi, en plus de leur scolarité, dans des secteurs sous payés, et notamment la grande distribution. Et bien sûr ce chiffre n’inclut pas le «travail éducatif», stages gratuits en entreprises, apprentissage rémunéré largement en dessous du SMIC.

La «formation tout au long de la vie» à la sauce MEDEF signifie aussi la précarisation dès le lycée.

Et les salaires qui baissent, le chômage partiel, les restrictions de plus en plus grandes aux allocations pour les familles monoparentales, sont autant de droits sociaux et de revenus en moins pour les jeunes scolarisés.

Aussi pas étonnant que la lutte contre la précarité lycéenne prenne aussi les mêmes formes que celle des précaires étiquetés comme tels.

Aucune lutte aujourd’hui ne peut se faire sans solidarité active, sans l’action immédiate et directe pour survivre sans les maigres droits sociaux dont on nous a privés ces dernières années.

Les caisses de grève, les autoréductions se diffusent donc dans tout le mouvement et c’est une très bonne nouvelle, quoi qu’en disent les médias qui voudraient que chacun reste à sa place : seuls les cheminots devraient bloquer les trains, seuls les étudiants devraient occuper les universités, et seuls les «vrais chômeurs» seraient légitimes à faire des autoréductions, mais attention, uniquement en hiver, et seulement s’ils prennent des pâtes et de l’huile.

Autre bonne nouvelle, les modes d’action se diversifient : les rendez-vous classiques attirent des cars de CRS ? Les lycéens de Rodez ont innové avec des canaux de communication inusités jusque là.

À nous d’en inventer d’autres !


source : jura libertaire

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 22:16
Création d'une Coordination Lycéenne d'Ici et d'Ailleurs
 
Dans toute la France, les lycéen-ne-s s'organisent de manière autonome et les actions se multiplient..
Samedi 10 janvier, nous, lycéen-ne-s de Grenoble, Lyon, Dijon, Ambérieu, nous sommes réunis afin de partager nos expériences, de construire une stratégie commune, d'organiser ensemble nos actions.
Il nous semble très interessant de poursuivre cette initiative et lançons un appel à tou-te-s les lycéen-ne-s enragé-e-s des autres villes.
La prochaine réunion aura lieu, le samedi 24 janvier à partir de 10h, à Lyon, à la Plume Noire (19, rue Pierre Blanc
69001 Lyon)
 
Les lycéen-ne-s présent-e-s à la Coordination Lycéenne d'Ici et d'Ailleurs
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