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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 11:00

Juin 2012, au matin un enseignant chercheur prépare sa journée de travail..

 

Les réformes imposées en 2009 sont toutes appliquées depuis trois ans. Bon, ce matin 9 heures correction des trois cents copies qu’il me reste : à confier à Albert, on renouvelle ou pas son contrat doctoral dans deux semaines, il ne me refusera pas ce service.

Surtout, penser à bien lui dire de ne pas trop recaler d’étudiants de Master1 (tant pis pour le diplôme !), sinon ils feront leur Master1 en 2 ans et ne viendront plus aux examens la première année, alors avec les budgets à la performance qui dépendent de la présence aux examens, ça n’irait pas. Pour les copies de licence, pas de problème, dès la première année on a sabré (moyenne générale à 7 !) pour éliminer les étudiants les plus en difficulté ; depuis nos stats sont meilleures à tout niveau : présence et réussite aux examens, professionnalisation. Autant de prétextes en moins pour baisser nos budgets !

A ce propos, à 11 heures téléphoner à Batipropre © et Médocpsy© pour les remercier pour leur don : l’amphi est refait à neuf et tout équipé ! Il ne reste plus qu’à placer leurs logos sur les murs et dans mon Power point de cours, ça leur fera plaisir. Les budgets privés sont de plus en plus nécessaires et ils sont prêts à refaire un deuxième amphi ! Mais ils veulent me voir avant, c’est à 13 heures.

D’ailleurs, il faudra que je briefe Jean pour qu’il cite Médocpsy© dans son cours sur les psychotropes, et que Martine arrête de citer Batipropre© dans ses cours sur la souffrance au travail. Ils vont encore dire que leur liberté est entravée, mais bon, c’est ça ou pas d’amphi, alors… Qu’ils aillent faire leurs cours dans la rue ! 15 heures : réunion « recherche de fonds ». Ah oui, y parler de ces dons, le président appréciera, il m’a à la bonne je crois, il a le pouvoir de me donner ma prime d’excellence et de baisser mon service, de toute façon depuis la LRU c’est le président et le CA qui décident de presque tout, autant se faire bien voir. 17 heures : réunion sur la modulation des services pour l’année prochaine. Cette année on a tourné en moyenne à 202 heures.

La nouvelle baisse des budgets fait qu’on ne pourra pas garder les chargés de cours, donc ça devrait nous amener à 210 heures par titulaire, ah non, Maria n’est pas remplacée, il y a moins d’effectifs, donc ça fera 214, cette année, à moins qu’on embauche en CDD à 300 heures, faut voir. J’entends déjà râler Jean Pierre et Cathy : « tu dois avoir notre accord, tu ne peux pas nous imposer cette augmentation, etc. » Ils me font marrer ces vieux râleurs, ils ont le choix : comme il faut préserver l’offre de formation avec moins de personnels soit on module à la hausse, soit la formation n’est plus agréée. De toute façon tout le monde le fait, alors. Pour un peu ils voudraient être payés en heures complémentaires ! En plus, Jean Pierre a le culot de demander une baisse de service sous le prétexte qu’il publie sans arrêt. De toute façon il n’est pas encore évalué et le CNU est débordé, et on n’a aucun critère clair et contraignant, alors sa baisse…

Par contre Marcelline a ramené un gros contrat avec MécèneFac©, je vais proposer qu’on la module à la baisse pour qu’elle ne fasse plus que 192 h et qu’en plus elle ait une prime, c’est la moindre des choses. J’en parle au Président très vite. Quoi d’autre ? Ah oui, voir Maria à 18 heures, elle veut utiliser ma base de données pour vérifier ses hypothèses sur la dépression des cancéreux, elle aurait même de bonnes idées pour ces prises en charge, paraît-il. En plus elle publie, elle est très rigoureuse et honnête, très créative, alors non, je ne lui donne pas ma base, elle va finir par être trop bien vue par le Président et avoir des baisses de services, des primes, etc. Comme il n’y en pas pour tout le monde : compétition oblige, désolé, chacun pour soi. Je lui dirai que j’ai un contrat avec Médocpsy © et que je n’ai pas le droit de transmettre mes données, elle comprendra. 19h30 : pot de fin de cours avec les étudiants. Important ça, juste avant qu’ils ne remplissent leur questionnaire de satisfaction des profs pour les évaluer, tout miel, je serai.

D’autant qu’avec l’augmentation des frais d’inscription que le gouvernement a enfin autorisée (on ne s’en sortait plus des baisses de budget) ils sont plus exigeants. Pourtant avec 3000 € ils sont encore loin de payer comme les américains, ils ne devraient pas se montrer aussi exigeants. Mais bon, là, c’est eux qui me notent. A 20h30 : relancer les doctorants pour qu’ils accélèrent la recherche avec Médocpsy©, il me faut ma publication annuelle de rang A pour rester « publiant », ah là là, ces critères qui changent tout le temps ! Bon, je serais rentré pour 22 heures, juste le temps de finir le troisième rapport annuel sur le financement autonome du département pour le ministère… après avoir traité la centaine de mails qui m’attendra. Pour que ce scénario ne soit jamais réalité en France luttons contre les réformes en cours.

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 14:41
 Ceci est un message de sud lycéen 69 : 
Parce que la lutte (lycéenne) n’est pas un crime ! Actuellement la rage se fait sentir, la lutte s’intensifie dans tous les secteurs… de même que la répression, qu’elle soit policière ou administrative. En effet les proviseurs des lycées s’acharnent sur les élèves révolté-e-s. Fichage, menaces, sanctions, exclusions temporaires ou définitives… Tout est bon pour casser les esprits échauffés. Pourquoi agissent-ils ainsi ? L’administration des établissements travaille main dans la main avec les autorités afin d’alimenter les fichiers EDVIRSP, CRISTINA, FNAEG… Cela s’explique, cet Etat nous a bien fait comprendre que son objectif est de criminaliser les mouvements sociaux et de contrôler totalement la population. « Grâce » aux nouvelles réformes du lycée et à la privatisation de l’Education qui s’immisce, les proviseurs doivent sauvegarder la réputation de leur établissement afin d’attirer plus de « clientèle ». Des lycéen-ne-s qui s’engagent saliraient l’image de leur mini-entreprise. En vue de la privatisation des lycées, les proviseurs commencent à se comporter comme des chefs arrogants. Face à tout cela, nous nous révoltons et nous organisons avec d’autres organisations pour combattre ces abus de pouvoirs. Nous sommes déterminé-e-s à défendre tou-te-s les lycéen-ne-s victimes de cette répression et à utiliser tous les moyens nécessaires pour faire plier les administrations qui cherchent à contenir notre révolte.
Nous avons créé une adresse e-mail :
repression-administrative69@riseup.net N’attendez pas que la répression devienne excessive. Contactez-nous aux premiers signes. « La répression ne nous arrêtera pas, Ce n’est qu’un début, CONTINUONS LE COMBAT !!! » Sud lycéen 69

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 14:28
 
Mouvement lycéen printemps 2008 - Grenoble Nous, on veut vivre
Jeudi 15 Mai 2008, Grenoble : le centre-ville est le théâtre de plusieurs heures d’affrontements entre quelques milliers de manifestants et les forces de l’ordre. Manifestations sauvages à répétition, lancer de canettes, de pommes pourries, ou de caillasses d’un côté, contre flashballs et grenades lacrymogènes à outrance (plus de 250 tirées dans la journée) de l’autre. L’énergie, l’entêtement et l’endurance des manifestants ont marqué les esprits et notamment ceux des tenants de l’ordre établi, qu’ils soient policiers, journalistes ou syndicalistes. Et de s’indigner plus ou moins ouvertement contre "ces pratiques qui ne mènent à rien", cette "routine des affrontements", de stigmatiser des "militants anarcho-libertaires manipulateurs". Avec, au bout, toujours les même questions : "mais pourquoi vous faites ça ? " ; "qu’est-ce que vous voulez ?". Ce qu’on veut ? Nous, on veut pas finir policier. Lors de la dernière manif’ lycéenne, Jean-Claude Borel-Garin, directeur départemental de la sécurité publique et commissaire central de Grenoble, a fait la morale aux manifestants pour leur expliquer comment réaliser une manif’ "réussie". C’est normal, il s’y connaît : c’est un homme qui a tout "réussi". Ancien numéro 2 du Raid, il vient d’être nommé "contrôleur général", un des plus hauts grades de la Police. Ayant grandi dans la cité ouvrière et populaire de Jean Macé, parmi les pauvres ; il est maintenant bien installé parmi les dominants, habitant une maison chic dans les hauteurs embourgeoisées de Corenc. On comprend donc tout l’intérêt qu’il a à ce que les manifs soient "réussies", c’est-à-dire inoffensives pour les dominants. Sans doute un modèle pour Amin Boutaghane, directeur des Renseignements Généraux de l’Isère et chevalier de la Légion d’honneur, ou Dorothée Celard, 26 ans et Commissaire-adjoint de sécurité-proximité de Grenoble à la tête de 400 policiers. Ces différents exemples de "réussite" nous font vomir. Une vie passée à la défense de l’ordre établi, de l’Etat et des dominants. Une vie à ficher, interpeller, réprimer les pauvres, les fouilles-merdes, les pas normaux, les engagées, les enragés. Merci, très peu pour nous. Nous, on ne veut ni de piscine à Meylan, ni de Légion d’honneur, ni de salaires mirobolants. Nous ne cherchons pas à avoir une vie "réussie" mais à réfléchir à comment la vie pourrait valoir le coup d’être vécue. Nous, on veut pas finir au Daubé (ni à Libé). Le Daubé, qui ajoute ses notes au concert médiatique nauséabond sur les "évènements" de mai 68, mais qui dénigre la page d’après les manifestations de colère actuelles. Le Daubé qui ne manque jamais d’enthousiasme et d’entrain pour relater telle inauguration, tel match de rugby, tel débat chiant à mourir. Mais qui à propos des manifestations sauvages parle, avec dédain, de "routine". Non, ce n’est pas ça la routine. La routine, c’est le travail quotidien des Denis Masliah ou Vanessa Laime, "journalistes" au Daubé en faits divers. Être obligé de se torturer l’esprit pour trouver quelques traits d’humour afin d’agrémenter les informations brutes - jamais vérifiées - de la Police ; voilà bien un triste métier. On comprend dès lors qu’ils méprisent celles et ceux qui tentent de sortir d’une routine, de vivre intensément. La routine, c’est aussi "Grenews", dernier rejeton du Daubé, qui court après les "jeunes qui bougent" qu’ils soient footeux, artistes ou contestataires pour tenter de grappiller de nouveaux lecteurs et ainsi satisfaire les publicitaires. Vendre du temps de cerveau disponible à Ikea, Renault, ou au Summum, voilà toute l’ambition politique du Daubé. La routine, c’est l’inverse de ce que devrait faire des journalistes. Un travail d’enquêtes et d’investigations pétri d’esprit critique bien loin de la production de lèche-cul-des-autorités du Daubé. Nous, on a soif de véritables informations. On veut comprendre le monde dans lequel on vit. Pas celui des élites, le vrai. Nous, on veut pas finir à la CGT Quelle tristesse que le spectacle de ces cortèges mous, transpirant la certitude d’être entrain de tout perdre. Quelle désolation que de s’apercevoir que les intérêts du pouvoir et des responsables syndicaux sont liés ; et qu’ils s’entendent très bien pour ne pas faire déborder les luttes des cadres établis, pour qu’elles ne remettent pas trop en cause le système. Quelle consternation que de voir les ex-responsables syndicaux lycéens ou étudiants rejoindre les structures du pouvoir (par exemple, au niveau local, Laure Masson et Hélène Vincent, anciennes responsables de l’Unef, aujourd’hui adjointes au maire de Grenoble). Nous, on veut pas, dans 20 ans, se retrouver à défiler pour s’indigner contre le passage à 53 années et demi de cotisations, puis remballer nos autocollants et banderoles deux manifs plus tard, après que nos dirigeants aient obtenu des "garanties" du gouvernement. Nous, si l’on sort dans la rue, c’est parce que l’on étouffe dans les règles et normes de cette société ; et qu’on veut la changer, ici et maintenant. "Discours, merguez et traditions. Elle est pour quand, la révolution ?" N’en déplaise à ceux qui aimeraient bien nous catégoriser ("jeunes radicaux", "révolutionnaires", "anarcho-libertaires", "ultra-gauchistes", "casseurs", "adolescents attardés", "totos"....), nous ne rentrons pas dans des cases. Différents, multiples, non réductibles à une appellation, nous sommes unis par le refus de la fatalité et la volonté d’essayer d’ouvrir des possibles, loin des trottoirs battus. Pas naïfs pour autant, nous sommes bien conscients que coincés entre la BAC et le Bac, ce mouvement-ci va peut-être mourir petit-à-petit. Mais ce sera pour mieux revenir plus tard. "Back dans les bacs". Avec toujours la même volonté de relancer l’économiste le plus loin possible et de libérer nos vies du culte du fric, de la marchandise, et de la nouvelle-réalité—mondiale-à-laquelle-il-faut-s’adapter. Avec toujours la même volonté de résister avant que les dernières "innovations" technologiques (vidéosurveillance, biométrie, puces implantables sous la peau, drônes...) rendent suicidaires toute opposition au pouvoir. Nous on a des rêves De grèves sans trêves où l’on trouve du groove D’instants intenses dépassant les interdits installés Face à la morne mélancolie, on veut remplir nos vies de poésie Même dans les tracts et pouvoir aux bas mots Casser la barack, comme Obama. Nous avons toute la vie pour ne pas nous contenter de notre sort Nous aurons toute la mort pour ne pas avoir de remords Nous, on veut vivre. Premiers signataires : Association "Place de Verdun : J’y suis, j’y reste" ; groupe "La Rue Kinousappartient" ; A l’Attac 38 ; Solidarité Bande de Gazage ; Union "Touche pas à ma rue" ; Comité pour un gazage sans OGM ; mouvement "Guerre sociale et amour fou" ; comité "Passe sur la BAC d’abord" ; club "GF 38" (Gazs vs Fumigènes 38) ; Michel et Olivier (Derniers Poilus de la Bataille de Verdun) ; parti NPA (Noix et Pommes Avariées), Michael scofield de Prison Break, union syndicale CRS (Citron, Rage et Sérum phy) ; groupe-Facebook "Salut, ça gaze ? ", collectif unitaire "Un jour, j’irai au Rectorat avec toi..." ; Ligue des Droits des Pommes, Association "Arrêté, crie ton nom" (ACTN), Réseau FTC (Fous Ta Cagoule), FIDL Gastro, Front de Libération des Rues, fan-club de Magali Coppere...

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 20:55
   Jeudi 18 décembre 2008, plus de 10 000 personnes dans les rues de Lyon. Une quarantaine de personnes interpellées lors d'affrontements avec les forces de l'ordre, une seule passe en jugement: Samir T., 23 ans.
    Il aurait, selon les dires des policier et d'un "agent de sécurité", participé avec une dizaine d'autres jeunes a la dégradation (= retournement) d'une voiture. Samir est innocent (des témoins disent l'avoir vu a l'écart de l'incident), seulement lors de la garde a vue il avoue avoir retourné ce véhicule. Les policiers lui présentent deux autres jeunes en esperant pouvoir les ajouter a leur 'gros lot'. Samir dit ne pas les connaitre, les mettant ainsi hors de cause.
    Samir se retrouve donc seul face a la Cour le 23 décembre 2008. La propriétaire du véhicule n'etant pas présente, l'affaire est reporté au 24 janvier 2009, periode durant laquel Samir reste emprisonné (pendant plus d'un mois).
    Le 24 janvier 2008, retour au tribunal. La propriétaire n'est toujours pas la, mais une vingtaine de personnes sont présentes dans la salle pour soutenir Samir.
    Le procureur demande une peine de 6 mois de prison fermes, 1000 euros d'amende pour préjudice matériel et 500 euros d'amende pour préjudice moral (suite a la plainte déposée par la propriétaire, qui ne demandait pas de prison, juste des dédomagements financiers).
    La cour condamne finalement Samir a 8 mois de prison fermes et 1000 euros d'amende.


Mobilisons-nous pour soutenir Samir


A la manif inter-pro du jeudi 29 janvier (qui fut un très gros succès), une banderolle lycéenne a été déployée en soutien à Samir : " Liberté pour Samir et tou-te-s les incarcéré-e-s".
Une batucada (orchestre de percussions) scandait des slogans tels que "Liberez Samir" et "Pas de justice, Pas de paix"
    
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 01:11


Au lieu de faire du copier-coller, voilà un lien avec des conseils en manifs très complets : ici
Faites tourner ces infos. Elles sont très utiles...

En cas d'arrestation, contactez TEMOINS : 06.43.08.50.32

(on ne le répètera jamais assez)
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 15:24
Hymne de la jeunesse d'ici et d'ailleurs

sur l'air de "la semaine sanglante"


Sauf des Tasers, des caméras
On ne voit plus par les chemins
Que des jeunes gens criant leur rage
Des étudiants, des lycéens.
Le monde suinte la révolte.
Les résignés levent le poing.
Face au système désinvolte
Et que la répression maintient.
 
Oui mais (Oui mais) ça branle dans le manche
Ce système crèvera !
Et gare (Et gare) à la revanche
Quand la jeunesse s’y mettra
Quand la jeunesse s’y mettra !!!
 
On gaze, on matraque, on réprime
Tous ceux qu’on ramasse au hasard.
La lycéenne qui s’anime,
Le lycéen sous l’étendard.
Les châtiments de la flicaille
Commandés par les chefs d’Etat
S’abattent sur nous et nous mitraillent
Pour protéger le patronat.
 
Oui mais (Oui mais) ça branle dans le manche
Ce système crèvera !
Et gare (Et gare) à la revanche
Quand la jeunesse s’y mettra
Quand la jeunesse s’y mettra !!!

En France, en Grèce, en Italie
Des feux s'allument dans le monde
Au rythme des chants et des cris,
Pour la guerre contre l'immonde.
La bourgeoisie tremble de peur
Face à ces jeunes insurgés
Qui veulent repeindre en couleurs
Cette Terre longtemps décolorée.

Oui mais (Oui mais) ça branle dans le manche
Ce système crèvera !
Et gare (Et gare) à la revanche
Quand la jeunesse s’y mettra
Quand la jeunesse s’y mettra !!!

Patrons, ministres et empereurs
Nous parlent de "démocratie".
Masque bas sur ces menteurs,
Et dénonçons l'oligarchie.
Les hypocrites sont découverts,
Ils usent des armes pour s'imposer.
Certains des notres sont à terre
Et leur sang arrose les pavés...

Oui mais (Oui mais) ça branle dans le manche
Ce système crèvera !
Et gare (Et gare) à la revanche
Quand la jeunesse s’y mettra
Quand la jeunesse s’y mettra !!!




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